LIGNE



Uniquement deux images, deux présentations du corps au public.

La première est celle du corps extrait de la nuit, debout, en marche, en appel, en adresse à tout ce qui, en nous, convoque l‘innommé. C’est la femme accouchée de la terre offrant sa bouche à notre humanité.

La seconde, est celle du corps quotidien, reconnu, reconnaissable, citadin, assis, en confidence, nous livrant le drame ordinaire.

Cependant, dans le final, ces deux images n’en formeront plus qu’une lorsque la femme reconnue retrouvera dans la matière de la nuit son corps premier. Le mot devient le chant de toutes, l’appel originel tandis que le corps unique féconde l’obscurité.

Resserrer au seul corps afin de percevoir au plus fin les chemins intimes de la parole.

Ludovic Longelin

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