MATER



Plusieurs voix tenues en un seul corps, charnel et organique, élémentaire et religieux. Celui d’une femme. Elle est tous les visages, de la mélancolie à la paix, de la dévotion à la rage, de l’amour au crime. C’est un infanticide où se noue l’incompressible choeur de la démesure. Cette femme-là franchit le seuil de notre humanité pour se faire messagère de nos morcellements et de nos éblouissements. Si nous nous y perdons, c’est sans doute pour mieux nous y révéler. Jugée, recluse en sa cellule, elle vivra l’enfermement comme une délivrance.

"Répondre si l’on m’appelle porter le nom que l’on me donne je l’entends différent chaque jour pourquoi ne suis-je personne ou pourquoi suis-je tous les noms Lui n’a pas eu de nom l’Enfant s’il revenait je l’appellerais Jour."

Extrait Mater - Annabelle Playe

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